Marion Woodman : l’éternel Féminin

Michele Marion Woodman

L’Éternel Féminin se fraie un chemin vers la conscience contemporaine.
Et je sais combien il est difficile de respecter les valeurs de Sophia dans un monde qui n’a pas de temps à Lui consacrer.
J’ai conscience du nombre de personnes qui, à travers leurs rêves, seules et sans aucun soutien, subissent de radicales transformations.
Sophia, Shekinah, Kwan Yin, quel que soit Son nom, est la manifestation du divin dans la matière. Parmi ses nombreux visages, on trouve la Vierge noire, la Femme buffle blanche, Shakti, Kali, Aphrodite.
Elle est un chemin de paix, la voie de la compassion, du respect de la vie et de la mort dans l’unité de la Nature.
Notre tâche aujourd’hui est d’entrer en relation avec cette femme, qu’elle vienne à nous en rêve, à travers la perte de ceux que nous aimons, les maladies ou la détresse écologique.
Le Féminin conscient n’est pas lié au genre. Elle est en chaque homme et en chaque femme. Chacun de nous, à sa manière, est amené à faire face aux défis qu’Elle pose.
Pendant trop longtemps, nous avons considéré la Déesse Mère comme un acquis. Nous avons supposé qu’Elle nous nourrirait et nous protégerait. Nous l’avons oubliée, nous l’avons insultée, nous l’avons violée.
Aujourd’hui, ou bien nous intégrons Ses lois à notre conscience, ou bien nous mourrons.
— Marion Woodman, Leaving My Father’s House, 1992