Essentielles petites choses : une histoire de vie à travers les rêves

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EsentiellesPetitesChosesDe très beaux passages dans ce roman psychologique paru chez Edilivre :

Comment connaître ses limites inférieures et supérieures, si nous ne vivons pas l’aventure de la vie, si nous restons enfermés dans la pensée des autres ? On ne connaît ses limites qu’en les atteignant, on ne les atteint qu’en vivant. Or atteindre notre bassesse, contraire à l’idéal que nous nous faisions de nous-même, n’a rien de glorieux, et pourtant selon un certain angle de vue, il peut nous apparaître qu’il y a quelque chose d’héroïque à cela ! En effet, il est si prudent de ne pas enjamber les barrières imposées par notre société et notre imagination, il est si prudent de se conformer aux attentes des autres, de leur ressembler. « La Prudence est une riche et laide vieille fille à qui l’incapacité fait la cour», nous rappelle Blake. La prudence de rester derrière la barrière, de ne point la franchir, empêche la réalisation de l’être, tue dans l’œuf le désir. Franchir la barrière mène probablement à la solitude pour un temps, à l’exclusion du groupe dont on attend trop de reconnaissance. Cette solitude fait si peur qu’elle rend prudent. Qu’il est difficile de ne plus diriger notre regard au dehors, qu’il est difficile d’assumer ce qu’on est ! D’assumer nos erreurs et nos fautes. La gloire se trouve-t-elle forcément dans le prestige ? Le prestige ne camoufle-t-il pas la bassesse ? Vivre sa vie, c’est prendre le risque de ne pas être conforme, c’est prendre le risque de se tromper de chemin, de ne pas être la personne si respectable et aimable que nous souhaitions être au temps où nos illusions sur nous-mêmes n’étaient point tombées.

Delphine Durand, Essentielles petites choses, Edilivre

Résumé

Le réveil sonnait depuis quelques instants sans parvenir à sortir Mathilde de son sommeil. Elle résistait. Elle ne voulait pas l’entendre, ne voulait pas reprendre le cours de cette vie aussi vide de sens qu’elle l’était d’énergie, et pourtant il le fallut bien…”
Comment est-il possible qu’une jeune femme de dix-neuf ans n’aime pas vivre ?
Les rêves peuvent-ils permettre de le comprendre et de faire évoluer le cours d’une existence douloureuse ?
Mathilde n’en avait pas la moindre idée avant de faire la connaissance de Pierre qui la reçut chez lui pour honorer sa promesse…

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  1. “Comment connaître ses limites inférieures et supérieures, si nous ne vivons pas l’aventure de la vie, si nous restons enfermés dans la pensée des autres ? On ne connaît ses limites qu’en les atteignant, on ne les atteint qu’en vivant.”.

    Ce sont les premières paroles de ce texte, et celles qui me frappent le plus. Et oui, la solitude finit par jouer de vilains tours…on se retrouve ainsi à également perdre confiance, en nous et en les autres. Merc du partage, très bonne fin de journée.

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      Bonsoir Delvina. Merci pour votre commentaire et votre gentillesse.
      L’enfermement dans la pensée des autres peut en effet vous faire passer à côté de la vie.
      Belle soirée à vous.

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