La Fin du monde — Marie-Louise von Franz

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J’ai l’impression, comme nous tous, que notre culture et civilisation sont entrées dans une phase de déclin et de décadence. Soit nous trouvons un renouvellement à partir de là, soit c’est la fin. Ce renouvellement, je ne le vois que dans les découvertes de Jung, c’est-à-dire dans un contact positif avec la couche créative primordiale de l’inconscient et avec les rêves. Ce sont nos racines. Un arbre ne peut se régénérer que par ses racines.
C’est pourquoi mon message est d’appeler tout le monde à se tourner à nouveau vers ses racines spirituelles intérieures, parce que les seules propositions constructives pourraient être trouvées là, et c’est là que nous pourrions résoudre en premier nos énormes dilemmes — la bombe atomique, la surpopulation — toutes ces questions insolubles.
Et à côté de cela, je dirais que le plus grand danger de notre civilisation actuelle est le brassage et le nivellement des masses et l’oppression de l’individu. Car l’individu devient alors malfaisant. Le terrorisme est une réaction de l’individu… Et nous ne pourrons continuer que si nous reconnaissons à nouveau l’individu.

— Marie-Louise von Franz, Bollingen, septembre 1982 (également cité dans La Fin du monde, ouvrage collectif, Cahiers de psychologie analytique, La Vouivre)

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