Yi King : influence

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Yi King, Le livre des transformationsNeuf à la deuxième place signifie :
Une grue criant dans l’ombre.
Son petit lui répond.
J’ai un bon gobelet.
Je le partagerai avec toi.

Il est ici question de l’influence involontaire de la nature intérieure de la personne sur des êtres qui nourrissent les mêmes dispositions.
La grue n’a pas besoin de monter sur une colline élevée. Même si elle fait entendre son cri tout en demeurant entièrement cachée, son petit entend sa voix, la reconnaît et lui répond.
Là où règne une humeur joyeuse, il se présentera un compagnon qui partagera un gobelet de vin avec celui qui est là.
Ainsi se manifeste l’écho éveillé dans l’homme par la sympathie.

Là où un sentiment s’exprime en toute sincérité et en toute pureté. là où un acte est la claire expression de la disposition intérieure, ils exercent une influence secrète au loin, et d’abord sur ceux qui sont intérieurement prêts à la recevoir. Mais ces cercles s’élargissent.

La racine de toute influence se trouve à l’intérieur de l’être. Quand cela se traduit en paroles et en actes avec une sincérité et une fermeté entières, alors l’influence est grande.
L’influence n’est que le reflet de ce qui sort de notre cœur.
Toute volonté délibérée de produire une influence ne ferait que détruire cette influence.
Confucius dit à ce sujet :
L’homme noble demeure dans sa chambre. S’il prononce bien ses paroles, il trouve un assentiment à une distance de plus de mille milles : combien plus dans son voisinage !
Si l’homme noble demeure dans sa chambre et ne prononce pas bien ses paroles. il trouve une contradiction à une distance de plus de mille milles : combien plus dans son voisinage !
Les paroles viennent de l’essence de la personne et exercent leur influence sur les humains. Les œuvres naissent tout près et deviennent visibles au loin.
Les paroles et les œuvres sont les gonds de l’homme noble et les ressorts de son arbalète. Lorsque ces gonds et ces ressorts fonctionnent, ils apportent l’honneur ou la honte.
A l’aide des paroles et des œuvres, l’homme noble meut le ciel et la terre. Ne convient-il pas, dès lors, d’être prudent ?

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