Dogma

Carnets de rêves Humeur du jour Leave a Comment

DogSur le chemin de la connaissance de soi — qui est pourtant une voie d’amour — le danger existe bel et bien pour qui se met en chemin.
Tout comme dans la vie.
Lorsque l’on sort des sentiers battus et que l’on fuit les valeurs traditionnelles, on est comme de jeunes enfants, des novices, dont la candeur est souvent mise à l’épreuve.
Et ce n’est souvent qu’en croisant la route du prédateur que l’on prend toute la mesure des risques.
Il apparaît à la croisée des chemins, sous le masque d’un beau parleur, dans les décisions arbitraires, le harcèlement — parfois même revêtu du noir manteau de la théorie…
Il se dresse devant nous dans sa superbe rigidité avec, dans sa besace, un instinct perverti.
On peut servir le mauvais maître, et le pouvoir est l’un d’entre eux.
Malgré notre inexpérience, on frémit instinctivement, pressentant le risque d’être mis en pièces.
On ne prend pas toujours conscience des dégâts occasionnés par une telle rencontre.
Parfois, nous sommes si éloignés de notre âme, si vides, si inconscients, qu’il nous est impossible de les voir. Mais le corps, lui, réagit : il est son plus fidèle messager.
Il parle des déchirures, des maux, des bleus de l’âme qui n’a parfois pas d’autre voix que cet étau dans la poitrine, ce sentiment d’oppression, ce feu dévorant, cette sensation d’être à la merci de quelque chose de terriblement destructeur…
— Prenons le temps d’écouter ce qu’il a nous dire. Laissons les sensations et les douleurs physiques se transformer en images ou en mots.
Les blessures de l’âme réclament bien plus que de beaux discours, de fermes résolutions, des techniques ou des décisions de Justice. L’âme veut être entendue, et elle hurlera sa douleur à travers le corps jusqu’à ce qu’on l’entende. Les rêves sont dans ces moments-là une criante illustration de ce qui lui a été infligé.
C’est parfois à ce prix qu’on apprend : les institutions, la Loi, les plus belles façades, les plus beaux diplômes, les dogmes brillamment discutés manquent parfois cruellement de l’ingrédient secret, d’un fruit qui provient d’une réalité toute terrestre, teintée des qualités du ciel, de l’Autre Monde (de l’inconscient dirait-on aujourd’hui).
Il est d’un beau bleu nuit — naturellement — et a pour nom Amour.
— Michèle Le Clech ©

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  1. Alors ce cheminement ressemble tellement aux contes des fées. Mais il y a tant de versions, comment pourrait-on aujourd’hui apprendre de cette sagesse tellement changée, voire non authentique?

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      Bonjour Katia.
      J’ai envie de te répondre en citant CG Jung :
      « Les rêves sont des produits de l’âme inconsciente ; ils sont spontanés, sans parti pris, soustraits à l’arbitraire de la conscience.
      Ils sont pure nature et, par suite, d’une vérité naturelle et sans fard ; c’est pourquoi ils jouissent d’un privilège sans égal pour nous restituer une attitude conforme à la nature fondamentale de l’homme, si notre conscience s’est éloignée de ses assises et embourbée dans quelque ornière ou quelque impossibilité. »

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